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Emergence de l'Islam
A un moment de l'histoire du monde où les valeurs de
l'Islam véritable sont bafouées de façon scandaleuse par quelques individus
sans scrupules, il devient plus que jamais indispensable de revenir aux
sources de la Tradition, et plus particulièrement sur l'exemple que nous a
laissé le prophète Muhammad .
Et au fur et à mesure qu'on redécouvre le Prophète de l'Islam
à travers les versets coraniques et les témoignages de son entourage, on
s'aperçoit qu'il était en fait aux antipodes des clichés qui ont été
véhiculés depuis plusieurs siècles en Occident, ainsi que des organisations
funestes fomentées par certains orientaux qui prétendent être les
continuateurs de son oeuvre.
Homme d'ouverture, de compromis et de dialogue, le Prophète Muhammad

recherchait toujours à
préserver l'unité de la communauté dans des circonstances parfois très
tendues, sans pour autant renier sa foi et la fonction qu'il devait
accomplir.
Homme doux, courageux et sensible, il était reconnu par sa loyauté, sa
tempérance et l'acuité de son jugement.
Homme plongé dans la présence divine tout en restant attentif aux affaires
de ce monde, il parvenait parfaitement à conjuguer action et contemplation.
Homme détaché de tous les honneurs et de toute forme de pouvoir, il n'était
guidé que par la recherche de la justesse en chacun de ses actes.
Homme courtois, tolérant et équitable, il était respectueux de l'identité et
des qualités de tout homme et de toute femme qui se présentait à lui.
Homme connaissant au plus haut degré la nature humaine, dans sa grandeur et
dans sa bassesse, il pouvait guider et conseiller chacun avec discernement.
Homme éprouvé par les peines de la vie et les complots contre lui, il savait
puiser au plus profond de lui-même et gardait en toute circonstance son
calme et sa noblesse.
Homme choisi pour révéler à l'humanité entière un message d'amour et de
vérité, il s'effaçait entièrement devant la grandeur de la Révélation.
Serviteur exemplaire de "Celui qui dispose de la vie, de la mort et de la
Résurrection", son oeuvre prolonge et ne contredit en aucune façon les
oeuvres qu'accomplirent Abraham, Moïse, Jésus et tous les Prophètes qui
l'ont précédé.
Synthèse de la Création et prototype de l'homme parfaitement accompli, il
est le médiateur providentiel entre notre monde et l'au-delà.
Nous vous invitons à parcourir diverses facettes du dernier Prophète de
notre cycle d'humanité, celui dont l'exemple du comportement restera, pour
tout chercheur de justesse et d'authenticité, un rempart indestructible face
aux turpitudes et aux innombrables confusions qui occupent un espace de plus
en plus étendu au sein d'un monde où les repères véritables sont devenus
rares et infiniment précieux.
Aucune présentation de l’Islam ne peut manquer de se
référer à Muhammad
,
mais elle peut choisir de l’évoquer différemment, soit comme une
personnalité historique, liée à son temps et à son milieu et dont l’action
reste influente, jusqu’à aujourd’hui ; soit comme le Messager de l’ultime
religion révélée. Croire à la deuxième option (ce qui n’exclut pas la
première) c’est être musulman. Car selon la tradition Islamique, Muhammad,
l’homme du 7e siècle, est exceptionnel ; il est désigné comme :
-Le Récepteur d’un message divin (Rasûl);
-Le Témoin de la divinité (Nabî) qui agit auprès des
siens pour la connaissance de Dieu ;
-Le Fondateur d’une religion qui s’adresse à l’humanité.
Muhammad
n’est ni le premier des anbiya’ (pluriel de nabî), ni le premier témoin,
Dieu a adressé à chaque peuple et époque ; Adam, Noé, Abraham, Jacob, Moïse,
Jésus.
Mais il est le seul à disposer des trois qualités. Son
rôle est de transmettre directement la parole divine ; il clôt le cycle de
la prophétie ; il incarne le privilège d’une relation parfaite et
authentique à la loi de Dieu. La vie de Muhammad ,
est exemplaire. C’est pourquoi elle est assidûment commentée et glorifiée.
La famille de Muhammad
Selon la sira (biographie traditionnelle du Prophète),
Muhammad ,
est né à la Mecque dans le Hedjaz, région occidentale de l'Arabie, vers 570
après J.-C.
Son père ‘Abdallah (554-570)
était le dixième enfant de ‘Abd al-Muttalib, noble Mecquois, hanif,
libre chercheur de Dieu. Par sa mère Salma, ‘Abd al-Muttalib était lié à
l’oasis de Yathrib où se dressa plus tard la ville de Médine. Abdallah est
le prénom qui signifie « serviteur de Dieu », demi-frère d’al-Abbâs et d’Abû
Tâlib du clan des Banû Hâshim ou Hachimides. La mère du Prophète, Âmina bint
Zuhrah, était également native de cette même oasis.
La Naissance de Muhammad

Quoique pauvre, Muhammad ,
en tant que Qoreïchite, appartenait à la plus ancienne noblesse d’Arabie. La
tribu des Qoreïch (Qoreïch signifie « les petits requins ») gouvernait
depuis des siècles La Mecque. Elle était composée de dix grandes familles,
parmi lesquelles les Hâshim (Hâshim est l’arrière-grand-père du Prophète),
les ‘Abd Shams, les Naufel, les ‘Abd-Dar et… les Umayya qui règneront plus
tard, pendant cent ans, de 650 à 750 ap. J.-C., sur l’immense Empire
musulman.
Le Prophète

naquit en 570 de
l’ère chrétienne à La Mecque, la plus sacrée de toutes les villes de
l’Arabie. Le père, ‘Abdallah, mourut quelques semaines avant la venue au
monde de celui qui allait fonder l’islam, la dernière grande religion
monothéiste au monde. Il légua à sa jeune femme, Âmina, cinq chameaux et une
vieille esclave.
Le guide des Messagers
est né dans le carré des Banî Hachims à la Mecque au matin du lundi 17 Rabî
al-Awwal, au début de l’année de l’épisode de l’éléphant, à la 40ème
année du règne de Kisra et de Anucharwân, ce qui correspond au 28 ou 29
avril 571 G, selon les estimations.
Selon ibn Saad, la mère du Prophète
dit : « Lorsque je l’ai mis au monde, une lumière est sorti de mon ventre
et illumina les palais de la Syrie ».
Après avoir accouché, Amina envoya auprès d’Abd al
Muttalib lui annonçant la naissance de son petit-fils. Réjoui par la
nouvelle, il prit le nouveau-né, l’emmena dans la Kaaba, invoqua Allah et le
remercia. Il lui choisit le nom de Muhammad, nom à l’époque inconnu des
arabes. Le prénom Muhammad
signifie « le lieu par excellence de la louange » ou « le plus loué », « periclitos »
en grec ancien. Il le circoncit à son septième jour, comme le faisaient les
Arabes.
L'enfance de Muhammad
La première femme à allaiter Muhammad
après sa mère, fut Tuwaïbah, une esclave de son oncle paternel Abû Lahab et,
comme frères de lait, ses deux autres oncles, J’afar et Hamza, qui allaient
lui rester fidèles à jamais. Il eut comme deuxième nourrice la Bédouine
Halîma bint Abû-Dh’ayab du clan des Banû S’ad, comme frère de lait son fils
Mesrouth et comme sœur de lait sa fille Shaymâ’.
Muhammad
chez les bannis Saad
Les arabes sédentaires avaient coutume de chercher des
nourrices pour les enfants. Ainsi, Abdil-Muttalib chercha une nourrice pour
son petit-fils et lui choisit Halima fille d’Abi Thuwayb, dont le mari était
Al-Harith ibn Abdil-Ozza connu par abu Kabcha et appartenant à la même
tribu.
Les frères de lait du Prophète

furent : Abdullah ibn
Al-Hârith, Anîsa bint Al-Hârith et Huthâfah ou Juthâmah bint Al-Hârith plus
connue sous le nom de Ach-Chayma’.
Halima fut la nourrice du Prophète

et d’Abi Sufyan ibn
Al-Hârith ibn Abdil-Muttalib cousin du Messager d’Allah
Son oncle Hamza ibn
Abdil-Muttalib était aussi en allaitement chez Halima. C’est pourquoi Hamza
et le Prophète
sont aussi frères de
lait.
L’enfant ne grandit pas de la même manière que les autres
garçons. Lorsqu’il atteignit deux ans, il était déjà assez solide. Halima le
rendis à sa mère, bien que disposée à le garder, du fait des grâces qu’il
leur a apporter. Ainsi le prophète
resta chez Banî Saad jusqu’à l’age de 4 ou 5 ans. Halima rendit l’enfant à
sa mère et Muhammad
resta chez sa mère jusqu’à l’âge de six ans.
Le décès de la mère du Messager de Dieu
Commémorant le décès de son mari, Amina eut envie d’aller
visiter la tombe de ce dernier, à Yathrib. Elle sortit de la Mecque pour un
voyage long de 500 Km, en compagnie de son enfant et de sa servante Oum
Ayman et de Abdil-Muttalib. Elle resta pendant un mois à Yathrib avant de
prendre le chemin du retour et à mi-chemin entre la Mecque et Médine endroit
nommé Abwâ, Amina rendit âme.
Muhammad
à la charge de son
grand-père
Après la mort de cette mère tant aimé, Muhammad
du revenir à La Mecque chez son grand-père ‘Abd al-Muttalib qui, à cette
époque, occupait la haute fonction de siqaya, « celui qui désaltère »
les pèlerins à la Ka’aba, sanctuaire connu dans toute la péninsule
arabique. Ce sanctuaire était haram, « sacré » depuis toujours, car ,
selon la croyance des antiques tribus de la région, il était construit par
Adam, le premier homme, et restauré plus tard par Ibrâhîm (Abraham),
l’ancêtre des Arabes.
Abdul-Muttalib ramena Muhammad
à
la Mecque le cœur rempli d’affection et d’amour pour son petit-fils orphelin
qui venait d’être atteint par cet autre drame, en plus du premier. Il ne le
laissait jamais seul, il le préférait à ses autres petits fils.
Selon ibn Hicham, les banis Hachims avait pour habitude
de placer un matelas autour duquel s’installaient les fils de Abdul Muttalib,
en attendant l’arrivée de leur père. Voyant l’enfant assis sur le matelas
réservé au chef de famille, les oncles essayaient de l’écarter, S’apercevant
du comportement de ses fils envers son petit-fils Abdul-Muttalib disait :
« Laisser mon fils ! Par Allah il est important ».
Sur ces mots, il s’asseyait avec lui sur le matelas, lui
massant le dos de sa main.
Le décès du grand-père de Muhammad
A 8 ans, 2 mois et dix jours, Muhammad

perdit son grand-père
Abdul-Muttalib à la Mecque. ‘Abd al-Muttalib mourut à 110 ans, laissant le
jeune Muhammad ,
à peine âgé de huit ans, tout seul. Toutefois, avant sa mort celui-ci
l’avait confié à son oncle Abu Talib, frère germain de son père.
Ce fut alors Abû-Talib, dernier frère de son père et d’al-Abbâs,
qui accueillit, protégea et éduqua l’enfant ensemble avec son propre fils
‘Ali.
Muhammad

chez son oncle Abu
Talib
Abu Talib se chargea de la protection de son neveu de la
manière la plus complète, le comptant parmi ses fils, le préférant même à
ceux-ci, lui réservant un traitement de respect et de considération. Pendant
plus de quarante ans, il l’affectionna, le soutint, et il assura sa
protection, il eut pour la défense de la cause de son neveu des amis et
souvent de multiples ennemis.
La première épouse, Khadîdja
Muhammad
se maria à l’âge de 25 ans, en 595, avec la riche commerçante mecquoise
Khadîdja bint Khuwaylid (555 – 619), veuve d'une quarantaine d'années,
surnommée la tahîra, « l’honnête », qui était âgée de 40 ans.
Khadîdja a remarqué les qualités de Muhammad
et
l’engage pour diriger le commerce caravanier qu’elle organisait. Il a alors
environ 25 ans, ses nouvelles tâches lui fournissent d’autres occasions de
voyages et de rencontres.
Tous les récits convergent pour décrire cette alliance
" raisonnable " comme marquée par le respect et une affection que Muhammad
conserve
à son épouse, après la mort de celle-ci. Ce premier mariage sera monogame et
Khadîdja (que le salut soit sur elle), par sa présence auprès du Prophète ,
a largement contribué à la réussite de la nouvelle religion révélée.
Khadîdja avait été mariée déjà deux fois : de son premier
mariage elle avait eu un fils, Hind, du deuxième lit une fille, appelée
également Hind. Cette femme au caractère fort donna au Prophète
deux fils, Qasim, Abdullah appelé aussi Tayyib et Tâhir, tous morts en bas
âge, et quatre filles : Ruqayya, Zaynab, Umm Kulthûm et Fâtima.
Seule Fâtima, l’épouse de ‘Ali, eut des descendants :
Hasan, Husayn, Zaynab et Rouqaya.
Khadîdja fut d’une grande affection pour le Prophète ,
son bon conseiller. Elle sera sa première disciple et elle a vécut avec lui
26 ans de vie commune.
Jusqu’à la fin de sa vie, le prophète
ne
pu prononcer son nom sans que ses yeux ne se remplissent de larmes.
Après la mort de Khadîdja, le prophète
contracte
plusieurs autres mariages. Ils seront dictés par la raison ou par
l’opportunité. Ils permettront de tisser des alliances : les épouses sont
juives, chrétiennes ou coptes. Les plus proches appartiennent aux familles
des compagnons.
Le Portrait du Messager de Dieu :
Ce texte, extrait de l'Histoire universelle de Tabari
(mort en 923) et qui rapporte la description physique de Muhammad
telle que l’Imam Ali (que le salut soit sur lui), son gendre et cousin l’a
dressée.
"On demandait à Ali des détails sur l'apparence
extérieure du Prophète. Ali dit : « Il était de taille moyenne, ni très
grand, ni très petit. Son teint était d'un blanc rosé ; ses yeux étaient
noirs ; ses cheveux, épais, brillants et beaux. Sa barbe, qui entourait tout
son visage était bien fournie. Les cheveux de sa tête étaient longs et lui
allaient jusqu'aux épaules ; ils étaient noirs (...). Sa démarche était si
énergique qu'on aurait dit qu'à chaque pas il s'arrachait du sol, cependant,
si légère qu'il semblait à chaque foulée ne pas toucher terre. Il ne
marchait pas avec fierté, comme font les princes. Il y avait dans son visage
tant de douceur, qu'une fois en sa présence, on ne pouvait pas le quitter ;
si l'on avait faim, on était rassasié en le regardant, et l'on ne songeait
plus à la nourriture. Tout homme affligé oubliait son chagrin quand il était
en sa présence, charmé par la douceur de son visage et de sa parole.
Quiconque l'avait vu convenait n'avoir jamais trouvé, ni avant, ni après
lui, un homme ayant la parole aussi charmante. Son nez était droit, ses
dents écartées. Tantôt il laissait tomber les cheveux de sa tête
naturellement, tantôt il les portait noués ensemble en deux ou quatre
boucles. A soixante-trois ans, l'âge n'avait encore fait blanchir qu'une
quinzaine de cheveux..."
Le caractère du Messager de Dieu
Les compagnons contemporains du Prophète
ont rapporté qu’il était le plus bon, le plus charitable, le plus clément,
le plus indulgent, le plus courageux, le plus juste et le plus chaste. Il
était humble et modeste.
Il
se chargeait lui-même de raccommoder ses vêtements usés. Il était pudique,
lorsqu’une personne s’adressait à lui, il avait pour habitude de baisser le
regard. Lorsqu’une personne le conviait, il répondait toujours par
l’affirmatif et cela quelle que soit la personne qui l’invitait. Bien qu’il
refusait la charité, il n’a jamais refusé un cadeau, même s’il s’agissait
d’une gorgée d’eau et il remerciait toujours.
Paisible et serein rien ne pouvait déclencher sa colère.
Il rendait visite aux malades, assistait aux funérailles. Il marchait entre
les gens sans crainte et sans même avoir une escorte pour veiller sur lui.
Il était le plus modeste et le plus humble de tous. Il était très éloquent,
agréable à écouter et à regarder, raffiné et très distingué.
Il avait pour habitude de manger ce qu’on lui présente,
il ne refusait jamais un met, il était fervent à toute nourriture licite.
Ses habits étaient modestes. Il ne se ménageait pas dans ses
montures, on le voyait
sur un cheval, un chameau ou même un âne, souvent il préférait marcher.
Il aimait les bonnes odeurs, il détestait les mauvaises.
Il aimait tenir compagnie aux pauvres et il était très convivial avec eux.
Il distinguait et honorait les gens de bonne moralité, s’accordait avec les
gens d’honneur. Il contactait toujours ses proches et leur rendait visite
sans les favorisés aux autres, il ne négligeait personne. Il pardonnait à
celui qui s’excusait.
Il avait une conversation enjouée et une aimable gaieté,
sans exagération dans la plaisanterie, souriait toujours sans rire aux
éclats. Certains levaient la voix devant lui, il laissait faire sans
s’impatienter devant leur arrogance. Il n’a jamais offensé ou insulté
quelqu’un. Il ne rendait jamais le mal par le mal, bien au contraire il
pardonnait sans tenir compte des fautes.
Il était le premier à saluer lorsqu’il rencontrait une
personne, ne lâchait jamais la main de celui qui le saluait avant que
celui-ci ne lui lâche la sienne. S’assieds et se levait en rendant grâce à
Allah. Il n’avait pas de place spéciale dans les assemblés, il s’assied là
ou il y a de la place toujours en face de la kaaba. Il recevait ses hôtes
avec beaucoup d’égard et de déférence.
L’imam Ali (as) a dit de lui : « Le jour de la bataille
de Badr ; les musulmans accouraient vers le Prophète
pour qu’il les réconforte,
bien qu’il soit le plus en danger, il était le plus courageux et le plus
vaillant de nous tous ».
Ses compagnons ne se levaient pas lorsqu’il arrivait, car
il détestait qu’on le distingue des autres, bien qu’il soit le Messager de
Dieu.
Un jour un homme est venu voir le Prophète ,
lorsqu’il était tout prés de lui, il s’est met à trembler. Le Prophète

ayant remarqué que l’homme
était intimidé par lui, le rassura en lui disant : rassurez-vous, je ne suis
pas un roi, je ne suis que le fils d’une femme de Quoraich qui mangeait de
la viande séchée.
La révélation
Quelques années plus tard, alors qu’il vit à la Mecque,
Muhammad
est
un homme religieux. Il fait désormais partie d’un courant monothéiste très
minoritaire et aime prendre du temps pour la méditation. Il n’est pas rare
qu’il passe plusieurs nuits en méditation, retiré dans les grottes d’une
colline des environs de la Mecque, le mont Nur dans la grotte Hirâ. C’est au
cours d’une de ces nuits, en 610 ap. J.-C., âgé de quarante ans, que le
Prophète
reçut ses premières révélations, Il a une visite de l’ange Gabriel qui le
prend dans ses bras, le serre et lui dit : "récite !" Le Prophète
qui ne sait pas lire ne comprend pas. De nouveau l’ange le serre et lui dit
"récite !". La troisième fois, le Prophète
entend résonner des paroles qu’il récite aussitôt : "Récite au nom de ton
Seigneur qui t’a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot de sang !" (Coran
96,1). Rassuré par l’ange, il rentre chez lui et raconte tout à Khadîdja, sa
femme.
Il attendit quatre ans avant de se faire entendre
publiquement et, de ce moment jusqu’en 622, il ne cessa de multiplier ses
appels, suscitant de plus en plus, pour lui-même et son entourage, les
railleries, puis les sévices des Mecquois. Suit alors trois années sans
autre révélation. Seuls quelques proches, dont son épouse Khadîdja, l’Imam
Ali, zayd, suivent le Prophète
dans la nouvelle voie qui se dessine. Celle-ci ne devient réellement claire
qu’en 613, quand le Prophète
reçoit
la mission d’enseigner : il n’est plus un simple Prophète, mais bien
l’Envoyé de Dieu pour l’humanité entière : "Ô toi qui es revêtu d’un
manteau, lève-toi et avertis ! Glorifie ton Seigneur !" (Coran 74, 1-3).
Il se met alors à prêcher autour de la Ka’ba, temple polythéiste du centre
commercial que représentait la Mecque à cette époque. Évidemment sa
prédication se heurte rapidement aux marchands et aux religieux, surtout
lorsqu’il commence à avoir quelques disciples. Tant qu’il ne faisait que
suivre ses convictions intimes, cela ne dérangeait personne, mais en se
mettant à prêcher ouvertement contre ceux qui fréquentent le temple et
contre les marchands qui profitent de la situation commerciale de la Mecque
pour escroquer les gens de passage, il commence sérieusement à embarrasser
les autorités de la Mecque.
Bravant le polythéisme de ses concitoyens, Muhammad
prêcha
la foi en un Dieu unique, Allah, forme abrégée de Al-Illah, et
la confiance absolue en Dieu, le renoncement à la vie clanique, à l’égoïsme
aveugle, l’imminence du Jour du Jugement dernier, la bonté, l’amour du
prochain, la miséricorde, la charité.
La nouvelle communauté
Pourtant très rapidement il y a de nouveaux adeptes dans
tous les grands clans de la Mecque. Le Dieu, Allah, Créateur et
Miséricordieux, qui récompensera les justes et punira les injustes au Jour
du jugement dernier attire de plus en plus de monde. L’opposition entre les
adeptes de cette nouvelle religion et les autres se fait de plus en plus
vive au point que la situation devient difficilement tenable. Le clan de la
famille du Prophète
fait l’objet d’un embargo commercial. En 619, à la mort de ses deux
protecteurs, Khadîdja et Abû Talib, le Prophète
doit se rendre à l’évidence : s’il veut continuer à prêcher sa nouvelle
religion il doit émigrer. C’est avant cette émigration que l’on situe
habituellement la vision du voyage nocturne à Jérusalem : une nuit de 621
alors que le Prophète
dort, il est réveillé trois fois de suite par l’ange Gabriel qui lui propose
al Buraq une sorte de cheval ailé, sur le dos duquel il se rend en un
instant à Jérusalem au dessus des ruines du temple. De là, Gabriel
l’accompagne dans son ascension nocturne au ciel. Il monte alors au plus
près qu’un homme puisse le faire, là où il a l’occasion de voir certaines
des grandes merveilles Divine ; « Puis il se rapprocha et descendit
encore plus bas, et fut à deux portées d’arc ou plus prés encore. Il révéla
à Son serviteur ce qu’Il révéla, » coran. Dieu lui confirme alors son
rôle déterminant dans la nouvelle religion.
Al Hijra ou l’Immigration
En 615, le Messager
avait
conseillé à certains de ses compagnons de traverser la mer Rouge pour
trouver refuge en Abyssinie; ils étaient conduits par Djaafar, le cousin du
Prophète et frère de l’imam Ali (as).
La même année, en 619, sa femme Khadîdja, âgée de 65 ans,
et son oncle Abu Talib à près de 90 ans meurent.
Sa doctrine déchaîna l’hostilité même de ses proches
parents, et la mort de son oncle le prive de tout soutien dans le clan des
Hachims; Abu Lahab, très hostile au Messager de Dieu, succède à son frère
Abu Talib. Son oncle Abu Lahab est l’un des plus féroces antagonistes,
« Que périssent les mains d’Abu Lahab et que lui-même périsse, sa fortune
ne lui sert à rien ni ce qu’il a acquis il sera brûlé dans un feu plein de
flammes » Coran.
Malgré le soutien de quelques proches, qui se
convertissent à la nouvelle religion, et la protection de plusieurs membres
de sa famille, notamment son oncle Hamza, le Prophète est
de plus en plus menacé par les membres hostiles de sa propre tribu.
Ainsi les dirigeants de sa ville natale, La Mecque,
forcent le Prophète
et
quelques-uns de ses amis convertis à la nouvelle religion, l’islam, à
chercher refuge à Yathrib (la future Médine).
Le Prophète doit s'éloigner de La Mecque, il conclut un
pacte (serments d'Aqaba) avec des partisans qui l'accueillent à Yathrib, la
future Médine, ville oasis du Nord. C'est la rupture de l'hégire (de l'arabe
hidjra, «émigration»); l'exil volontaire du Prophète, de La Mecque vers
Médine, marque les débuts de l'ère islamique (l'hégire correspondrait au
16 juillet 622 du calendrier grégorien) et de la nouvelle communauté (umma),
unie dans la foi en un Dieu unique.
Cet « expatriation », hijra en arabe, eut
lieu en 622. C’est le 16 juillet de cette année 622 que débute l’ère de
l’Hégire, c’est-à-dire l’ère musulmane
La période antérieure est globalement qualifiée de «temps
de l’ignorance» (jahiliyya).
Le premier Etat islamique (622-632)
Yathrib était une grande oasis avec de nombreuses
fortifications. Elle était dominée par trois tribus toutes prêtes à
accueillir Muhammad
dont elles avaient entendu parler, Après avoir envoyés quelques fidèles pour
tâter le terrain. C’est en 622 que le Prophète
émigre vers cette oasis.
Les fidèles quittent peu à peu La Mecque pour rejoindre
le Prophète .
Yathrib devient alors Médine (de l'arabe madina, «ville»). L'alliance entre
«émigrés» mecquois, les Muhajirun, et «partisans» médinois, les Ansars,
place le Prophète
à la tête d'une ville «fédérée», qui a besoin de se doter d'institutions et
d'être défendue contre les ennemis mecquois.
De nombreuses révélations coraniques de cette époque
prendront un tour plus organisationnel, tant au niveau du contenu religieux
que social et politique: l'office religieux est mis en place à la mosquée;
le Messager de Dieu sera l'imam conduisant la prière. L'impôt religieux
obligatoire et le partage réglementé des richesses formeront les bases des
finances publiques de la cité-Etat. Le statut des femmes, la réglementation
du mariage et de l'héritage conditionneront une partie du fonctionnement de
la communauté de Médine puis, plus largement, de la société islamique.
La Mecque n’en reste pas là, car la notoriété de Muhammad
est
de plus en plus grande et la Mecque craint qu’il ne cherche à s’emparer
d’elle. Commencent alors six années de guerres intermittentes entre Médine
et la Mecque. Les deux batailles les plus célèbres seront celle de Badr et
Uhud et celle dite du fossé, puisque le Prophète
fit construire tout autour de Médine un fossé de 10m de large et de 10m de
fond afin d’empêcher tout attaquant d’y entrer.
Finalement en 628, alors que le Prophète
se prépare à aller effectuer son pèlerinage à la Mecque, un accord est
trouvé (l’accord de Hudaybiya) qui aboutit à la capitulation des Qorayshites
l’année suivante. Le Prophète
y rentre sans qu’une goutte de sang ne soit versée, les tribus ayant accepté
et adopté officiellement l’islam comme religion.
En dix ans, le Prophète a répandu l’islam à toute
l’Arabie. En 630, après plusieurs durs affrontements (624, 625, 627), La
Mecque embrassa la nouvelle religion, par contre le Messager de Dieu n’y
passera que trois petites années.
Le
décès du Messager de Dieu
Le Prophète
mourut
le 8 juin 632 entouré de ses fidèles. Malgré son amour infini pour sa ville
natale, La Mecque, il voulut s’éteindre à Médine par fidélité au serment
qu’il avait prêté aux douze Médinois qui avaient embrassé l’islam au moment
le plus difficile de sa vie et qui restèrent connus dans l’histoire comme
les Ansârs (littéralement les « Auxiliaires »). Ce furent les
Ansars qui accueillirent à Yathrib le Prophète
et ses Compagnons exilés mecquois, les Mûhajirûn. Que les prières
d’Allah soient sur lui le jour de sa naissance et le jour de son décès.
Une
parole divine
Pour un musulman, la Bible et les Évangiles contiennent
des révélations authentiques mais incomplètes et altérées. Le Coran, quant à
lui, exprimerait toute la révélation. C'est la transcription en arabe de la
Pensée Divine. C'est la Parole Divine elle-même, dont le message est
antérieur à toute création, complet, inimitable et valable jusqu'à la fin du
monde. Il est la source unique et sûre de la connaissance directement du
Créateur.
Proclamation de l’Unicité de Dieu
Allah est le Nom propre de Dieu. Le vocable était usité
avant que le Coran ne soit révélé. Le nom du père du Prophète s'appelait
‘Abd Allah "serviteur de Dieu". Ce nom n'est pas consacré au seul usage du
musulman. Les chrétiens arabophones s'adressent à Dieu également par ce nom.
En proclamant l'unicité de Dieu (Allah, littéralement
Al-llah : le Dieu), le Prophète de l’islam
contrarie
directement le pluralisme religieux en vigueur à la Mecque et tous les
avantages qui lui sont liés (commerce entre communautés, etc.). Le Messager
assume l'affirmation et l'originalité monothéistes. Son message est une
profonde réforme il heurte les habitudes, les valeurs et les intérêts en
place. Face à une terre où les devins, les sorciers, les prêtres… sont
légions, l'Islam ne pouvait que bousculer les croyances installées. Il
impose un Dieu unique, une foi sans réserve et irréversible, une solidarité
impersonnelle.
Désormais, le croyant peut se passer d'intercesseur et
s'adresser directement au Créateur."Les plus beaux noms" de Dieu sont au
nombre de quatre vingt dix neuf. Ils sont l'expression de Son Essence et de
Ses Attributs : Dieu est "Un et Unique, le Sublime, le Réel, Lumière sur
Lumière, Vérité, Meilleur des Juges, Tout puissant, Bienveillant et
Généreux...
Le
Coran
En arabe qur’an ou « récitation », nom donné à
l’ensemble des révélations transmises par le Prophète
lors de sa mission au nom d’Allah, mises par écrit pour constituer l’une des
bases fondamentales de la doctrine et de la Loi musulmane ainsi que l’objet
essentiel des sciences religieuses islamiques. Les savants occidentaux
rapprochent cette appellation du syriaque qeryana qui signifie
« lecture des Ecritures » ; mais les musulmans se contentent de la
considérer comme le nom verbal du terme qara’a, « lire, réciter » qui
apparaît plusieurs fois dans le texte du Coran, notamment dans un des
versets considéré comme un des plus anciens où le Prophète
reçoit l’ordre suivant : « Récite, au nom du Seigneur qui créa »
(Coran, XCVI, 1). Selon la doctrine de l’islam, le Coran est un livre (qîtab)
incréé, le Livre par excellence, un Livre dicté et inspiré.
Le Coran contient 114 sourates (chapitres) comptant 6219
versets. Il faut donner une place à part à la première sourate, la Fâtiha,
ou « Liminaire » qui est une prière, et aux deux dernières qui sont des
incantations servant de conclusion.
La plus ancienne traduction du Coran est la paraphrase en
latin, écrite par Robert de Ketton sur l’ordre de l’abbé de Cluny, Pierre le
Vénérable, et achevée en 1143, œuvre qui servit de base à diverses autres
tentatives. Une traduction italienne vit ensuite le jour en 1547. La
première traduction française date de 1647. Elle est l’œuvre d’André du Ryer.
La nature parfaite et extraordinaire du texte coranique
rend superflues les révélations antérieures. Elle interdit les additions et
les dénaturations. Dès lors, toute traduction du Coran ne peut être qu'un
essai pour approcher l'oeuvre inimitable. Même la plus scrupuleuse, se
heurte au caractère sacré du texte. Les savants musulmans pensent qu'une
traduction dans le vrai sens du mot est impossible, ils admettent néanmoins
que l'on peut tenter une version de Coran, un commentaire, ou une certaine
interprétation.
C'est la nature divine du texte qui permet de comprendre sa place
centrale dans la vie des musulmans. La fréquentation du Coran,
l'apprentissage précoce et scrupuleux, le devoir de lecture, de relecture,
de récitation des fidèles en font un pivot de la vie quotidienne et prouvent
une certaine intimité et l'attachement à une langue parfaite. Le chant
rituel des versets du Coran, enregistré ou donné directement devant un
micro, se mêle encore à la vie de tous les jours. En terre d'Islam, à
l'époque du " transistor ", on pourra l'entendre le matin dans certains
autobus. Le jour dans les souks ou le soir dans les réunions mortuaires,
comme en des dizaines d'autres occasions. Toute l'existence en est marquée .
Islam
Le mot islam veut dire « soumission », soumission
bien sûr à Dieu. Est musulman (muslim) celui qui se soumet à la
volonté de Dieu. La forme muslim est le participe passé du verbe
arabe aslama, « se soumettre ».
La racine du mot exprime le geste de s’abandonner de se
livrer de s’en remettre ou se résigner (dans le mot Salam, on trouve ; la
paix ou la quiétude…), l'Islam est, en ce sens, le fait de s'en remettre à
Dieu pour obtenir miséricorde, pardon, pureté. La notion n'exclut ni la
responsabilité ni le libre arbitre. Mais elle revendique une relation
directe entre la divinité et les hommes qui est faite de miséricorde et de
liberté.
L'Islam, c'est la sujétion à Allah, qui ne cesse de
révéler à l'homme le mystère informulé de son ineffabilité, auquel il est
demandé de croire et de réfléchir. L'ordre et l'harmonie merveilleuse de
l'actuel cosmos se présentent comme une invitation à se prosterner devant la
puissance créatrice et anéantissante.
Les quatre premiers musulmans furent, par ordre
chronologique, Khadîdja, ‘Ali, Zayd et Hâritha, jeune esclave syrien
affranchi parle Prophète .
L'adhésion à l'Islam se traduit par l'entrée dans une
nouvelle communauté, la nation des croyants (Umma) et par de nouveaux
droits et devoirs qui surpassent toutes les anciennes solidarités tribales
et ethniques.
L'islam est trop souvent présenté comme une religion
d'interdictions et de contraintes. Celles-ci existent et sont multiples,
mais une comparaison avec les autres monothéismes montre qu'elles ne sont
pas plus nombreuses.
Seuls 3 % du Coran concernent des impératifs ou des
sanctions.
En fait, ce sont les dimensions collectives et
communautaires de la religion qui les rend plus visibles, surtout dans les
sociétés arabes où le contrôle social et le sens de l'honneur est insistant.
Appartenir à la communauté des musulmans, tel que cela se
dégage du Coran, c'est souscrire au respect des principes fondamentaux de
l’islam et y satisfaire en pratique. Certaines de ces obligations sont
périodiques, d'autres quotidiennes ou exceptionnelles.
Le Jugement
Les hommes seront jugés selon leurs actions, mais les
actions n'ont aucune valeur sans la foi. Le désir du bon musulman est que le
poids des bonnes œuvres l'emporte sur celui des mauvaises dans la balance du
jugement. Le péché irrémissible, en fait le seul péché mortel pour la
plupart des théoriciens, est le shirk, le crime d'associer à Dieu
d'autres divinités.
Le Prophète Muhammad
a dit :
-Dieu m'a révélé ceci : « O mes serviteurs égarés, vous
l'êtes tous, excepté celui que Je guide. Demandez-moi donc de vous guider,
Je vous guiderai. »
-Dieu m'a révélé ceci : ''O mes serviteurs affamés ! Vous l'êtes tous,
excepté celui que Je nourris. Sollicitez donc de Moi votre nourriture, je
vous nourrirai.'
-Dieu m'a révélé ceci : ''O mes serviteurs dévêtus ! Vous l'êtes tous,
excepté celui que J'ai vêtu. Demandez-moi donc de vous vêtir, Je vous
habillerai.'
-Dieu m'a révélé ceci : ''O mes serviteurs ! Vous pêchez la nuit et le
jour et c'est Moi qui pardonne tous les péchés. Implorez donc Mon pardon, Je
vous pardonnerai.''
Le Prophète Muhammad
a dit :
-Ayez pitié de ceux qui vivent sur terre, le ciel aura pitié de vous."
-Dieu est miséricordieux envers ceux qui ont bon coeur."
-Allah m'a accordé qu'Il fera preuve de mansuétude à l'égard de ma
communauté lorsqu'elle pèche par erreur, oubli ou contrainte."
-Trois prières sont exaucées sans aucun doute : l'invocation de
l'opprimé, la prière du voyageur et celle des parents en faveur de leurs
enfants."
Le Prophète Muhammad

a dit :
Dieu m'a révélé ceci : '' O mes serviteurs ! Vous ne sauriez Me nuire, et
vous ne sauriez M'être utile en cherchant Mon profit.''
Dieu m'a révélé ceci : '' O mes serviteurs ! Si du premier au dernier
d'entre les hommes et les Jinns, tous se trouvaient avoir un coeur aussi
pieux que le coeur le plus pieux d'entre vous, cela n'ajouterait rien à Mon
Royaume.''
Dieu m'a révélé ceci : '' O mes serviteurs ! Si du premier au dernier
d'entre les hommes et les Jinns, tous se trouvaient assemblés en un seul
endroit et M'imploraient, J'accorderai à chacun sa demande et cela ne
diminuerait en rien ce que Je possède, telle l'aiguille plongée dans la mer
ne diminue rien de celle-ci quand on la retire.''
Le prophète Muhammad
a
dit :
"Parvenu au soir, n'escompte pas le lendemain, et parvenu au matin
n'escompte pas le soir. Tire avantage de ta santé avant la maladie, et de ta
vie avant la mort."
"Le jeûneur connaît deux moments de joie : le premier lors de la rupture
du jeûne et le second lors de la rencontre avec son Seigneur, avec son
jeûne."
Un homme interrogeant l'Envoyé d'Allah
lui
demanda :
"Que dis-tu si j'accomplis les prières, jeûne le mois de Ramadân,
respecte ce qui est licite, interdis ce qui est illicite et n'ajoutant rien
à cela, entrerai-je au paradis ?"
Oui, répondit-il.
L'enseignement du Prophète

La direction / le secours de Dieu
Le prophète Muhammad
a dit :
« Ce que je vous
ai interdit, évitez-le et ce que je vous ai enjoint de faire accomplissez-le
selon votre capacité. Car ce qui entraîna la perte de ceux qui vous ont
précédés ce fut bien leurs questions excessives et leurs divergences envers
leurs Prophètes. »
"Allah - qu'Il soit exalté - a prescrit des devoirs; ne les négligez pas
! Il a institué des limites; ne les outrepassez pas ! Il a prohibé certaines
choses; ne les transgressez pas ! Il s'est tu au sujet de certaines choses
par miséricorde, non par oubli, ne cherchez pas à les connaître !"
"N'est véritable croyant que celui qui met toute sa passion aux
enseignements que j'ai apportés."
"Tout acte non conforme à nos enseignements est à rejeter."
La foi
Le prophète Muhammad a
dit :
"La pureté rituelle est la moitié de la foi; ''louange à Dieu'' remplit
la balance; ''Gloire à Dieu'' et ''Louange à Dieu'' emplissent l'espace
entre le ciel et la terre."
"Laisse ce qui provoque en toi le doute pour ce qui ne suscite en toi
aucun doute."
"Sois attentif envers Allah tu Le trouveras devant toi. Rappelle-toi
d’Allah dans l'aisance, Il se rappellera de toi dans l'adversité. Sache que
ce qui t'a manqué ne t'était pas destiné, et que ce qui t'atteint ne pouvait
te manquer. Sache que la victoire accompagne l'endurance, que le soulagement
arrive après l'affliction et que la facilité ne vient qu’après la
difficulté."
"L'adversité ne cesse de s'abattre sur le croyant : atteignant sa
personne, ses enfants et ses biens, si bien qu'il comparaîtra devant Dieu
sans aucun péché."
"La pudeur et la foi sont inséparables : si l'une fait défaut, l'autre
aussi."
"Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont le
meilleur caractère."
La Miséricorde de Dieu
Le Prophète Muhammad
a
dit :
"L'homme acquiert les plus hauts degrés au Paradis et les places
d'honneur, rien que par la noblesse de caractère alors même qu'il n'a que de
médiocres pratiques cultuelles."
Dieu m'a révélé ceci : '' J'ai préparé à mon adorateur ce qu'oeil n'a vu,
oreille n'a entendu, esprit humain ne peut imaginer ''
Les justes seront auprès de Dieu sur des trônes de lumière. Ce sont les
personnes équitables dans les jugements qu'ils rendent, qui sont impartiaux
dans leurs familles et envers ceux qui dépendent d’eux.»
Voulez-vous que je vous désigne les gens de l'Enfer ? Toute brute, tout
avare et tout présomptueux."
La justice
Le prophète Muhammad
a
dit :
" Tout bienfait à
tout être vivant est récompensé par Dieu."
"Aucun d'entre vous n'est véritable croyant tant qu'il n'aimera pas pour
son frère ce qu'il aime pour lui-même."
"L'homme, pour chacune de ses articulations, doit verser l'aumône chaque
jour où le soleil se lève.
Pratiquer l'équité entre deux personnes est une aumône.
Aider un homme à enfourcher sa monture ou à lui hisser ses bagages est
une aumône. Dire une bonne parole est une aumône et tout pas effectué vers
un lieu de prière est une aumône. Enfin, écarter ce qui nuit du chemin est
également une aumône."
"Que celui qui croit en Allah et au jour dernier ne dise
que du bien ou se taise."
"Que celui qui croit en Allah et au jour dernier reçoive
généreusement son hôte."
"Que celui qui croit en Allah et au jour dernier se
montre généreux envers son voisin."
"Quiconque croit en Dieu et au Jour Dernier doit bien
traiter son voisin."
"La tendresse ne fait défaut que dans le coeur d'un
damné."
"Celui qui ne compatit pas au sort des autres se verra
privé de la Miséricorde Divine."
"Evitez l'Enfer en faisant l'aumône même avec la moitié
d'une datte."
Le bon comportement
Le Prophète Muhammad
a
dit :
Dieu m'a révélé ceci : '' O mes serviteurs ! Je Me suis interdit à
Moi-même l'injustice, de même Je l'interdis entre vous. Aussi ne vous livrez
pas à l'injustice les uns envers les autres.''
"Celui qui d'entre vous aperçoit une chose répréhensible qu'il la
redresse de la main; s'il ne peut pas, de sa langue; s'il ne peut pas, de
son coeur; cette dernière attitude constituant le degré le plus faible de la
foi."
"En Islam, on ne nuit pas et l'on ne cherche pas à répondre à un dommage
par un dommage."
"Si l'on accordait aux gens toutes leurs réclamations il y aurait des
gens qui réclameraient les biens et la vie d'autrui. Cependant, au plaignant
de fournir la preuve et à l'accusé qui nie, de témoigner sous la foi du
serment."
"Méfiez-vous de l'injustice, elle est noirceur le Jour de la
Résurrection."
"Soyez modeste ! Que l'un de vous ne se croie pas supérieur à un autre et
qu'il se garde de l'opprimer."
La bienfaisance
Le Prophète Muhammad
a dit :
"Le vrai musulman est celui dont les fidèles n'ont à redouter ni sa main,
ni sa langue."
"Fait partie du bel Islam de quelqu'un le fait d'éviter pour lui de se
mêler de ce qui ne le regarde pas."
"La religion, c'est la sincérité." - Envers qui, demandâmes-nous ? - Le
Prophète (sur lui la grâce et la paix) de répondre : "Envers Dieu, Son
Livre, Son Envoyé, les Imams et l'ensemble de la communauté musulmane."
"La prière est lumière, l'aumône est preuve évidente, l'endurance est
clarté et le Coran est argument pour ou contre toi. Tout homme débute sa
journée trafiquant de son âme : il l'affranchit ou la conduit à sa perte."
"Dieu prescrit le perfectionnement en toute chose. Ainsi si vous égorgez
faites-le avec soin : que l'on aiguise la lame et que l'on épargne à la bête
la souffrance."
"Le bien est le bon caractère, le péché est ce qui trouble intérieurement
et qu'on aime pas dévoiler aux autres."
"Où que tu sois crains Dieu; fais suivre une mauvaise action d'une bonne,
elle l'effacera, et use d'un bon caractère avec les gens !"
"Sois dans ce monde comme un étranger ou un passant !"
"Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères."
"La pudeur n'engendre que du bien."
Le bon caractère
"O envoyé d'Allah, indique-moi une action qui me fasse aimer de Dieu et
des hommes."
Le prophète lui répondit : "Agis dans ce monde avec détachement; Allah
t'aimera. Et agis envers les gens avec détachement; les gens t'aimeront.
Un homme interrogeant l'Envoyé d'Allah lui
demanda :
"Enseignes-moi une parole, en matière d'Islam, qui me dispense
d'interroger un autre que toi."
Il répondit : "Dis : '' Je crois en Allah '' Ensuite, agis en toute
rectitude."
"Fais-moi une recommandation !"
"Ne te mets pas en colère" lui répondit-il.
L'homme réitéra sa demande plusieurs fois, et le Prophète de lui répondre
chaque fois : " ne te mets pas en colère !"
La valeur des actes de l'homme
Le Prophète Muhammad
a dit :
Dieu m'a révélé ceci : '' O mes serviteurs ! Ce sont vos actes dont Je
tiens compte et c'est selon eux que Je vous rétribuerai. Aussi, celui qui en
récoltera du bien qu'il louange Allah. Quant à celui qui recueillera autre
chose que cela qu'il ne s'en prenne qu'a lui-même.''
"Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son
dessein. Celui qui émigre pour Allah et Son envoyé, son émigration lui sera
comptée comme étant pour Allah et son envoyé. Tandis que celui dont
l'émigration a pour but d'acquérir des biens de ce bas monde ou d'épouser
une femme, son émigration ne sera comptée que pour ce vers quoi il a
émigré."
La patience
Le Prophète Muhammad
a
dit :
"La patience est une lumière.
Celui qui veut être chaste, Dieu l'aidera. Celui qui cherche à se passer
de ce que possèdent les autres, Dieu l'enrichira. Celui qui veut être
patient, Dieu viendra à son secours. Aucun n'a eu un don plus fécond que la
patience."
Le prophète Muhammad
a
dit :
"Dans la ''Balance'', rien n'égale en poids les nobles caractères."
''La pitié n'est que le noble caractère.''
"Mangez, buvez, habillez-vous, et
faites l'aumône sans gaspillage ni ostentation."
"Le vrai musulman est celui dont les gens sont
à l'abri des méfaits de sa langue et de la main."
"Dieu m'a révélé ceci : '' Soyez modestes
! Qu'aucun ne se croit supérieur à un autre ! ''

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